Du 10 au 31 décembre se tient à Dakar le 3e Festival Mondial des Arts Négres. Un événement qui va regrouper toute la diaspora africaine et Mondiale. Les blogueurs sénégalais seront aussi de la partie. Ils comptent accompagner à leur manière le Festival. L’idée est d’assurer la couverture Médiatique de l’événement sur la toile par le biais des dernières Technologies du net. L’initiative est de l’école Supérieure Polytechnique de Dakar, soutenue par le Réseau des Blogueurs Sénégalais.
Méga Formation ce samedi à l’université de Dakar
La mobilisation commence par une méga formation sur les outils du blogueur à l’université cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad 2) à savoir la création de blog , liveblogging, les réseaux sociaux (twitter,facebook). L’objectif est de former 1000 blogueurs chevronnés. La formation est gratuite et s’adresse à toute personne pouvant apporter un plus à la réussite du Festival. Tous les participants à cet évènement devront se munir d’un ordi portable ou d’un téléphone portable supportant la 3G ou le Wifi.
Twitter :Hashtag (#)FESMAN
Pour suivre l’actualité du Festival Mondial des Arts Négres sur twitter, les membres organisateurs ont créé le Hashtag(#)fesman. Les internautes pourront ainsi twitter durant toute la période du festival
La deuxième édition du barcampgoree a connu un fait très particulier cette année. En effet les présentations de hautes factures sur la création de sites web, sur le CMS (Content Management System/ Système de Management de Contenu), sur le Processing (création d’animations graphiques), sur le 3D, sur le blogging, sur le jeu vidéo et des ateliers photo numérique ect, ayant rythmées la première journée, n’ont pas suffit à certains participants qui ont préféré continuer leurs présentations durant nuit.
On ne dort pas au Barcamp !!! Il est 22h14 à la cour de l’école Mariama BA de Gorée. Une petite lumière émanant d’un projecteur éclaire les lieux. A coté un groupe de barcampeurs s’affaire tout au tour. Ils continuent leurs présentations. Aussitôt l’information passe comme lettre à la poste. Certains barcampeurs qui étaient déjà au lit se retrouvent à la cour de l’école. Le fait semble être inhabituel mais informatique, informatique quand tu nous tiens.
Au menu du programme « barcamp by night », Android. Cette application mobile est présentée par Hovi un jeune informaticien. Il est assisté par un autre informaticien.
Comme lui d’autres présentateurs attendent aussi. Toutes les présentations se font à l’air libre à l’aide d’un vidéoprojecteur. Ordinateur aux genoux les participants sont plongés au cœur des présentations. « Le temps n’est pas compté, l’essentiel est de comprendre le sujet développé et ce sera ainsi pour toute la nuit s’il le faut » confie un barcampeur.
A l’intérieur de l’Amphithéâtre Djibril Ngom ,le décor est un peu différent.. Quelques chaises libres sont rangées juste à l’entrée. De petits groupes de barcampeurs se sont formés. Difficiles de les faire parler. Couché à même le sol, les yeux rivées sur son petit écran, Moustapha un étudiant à l’ESP (Ecole Supérieure Polytechnique) se sent fatiguer. Il ne peut plus tenir mais selon lui « pas question de dormir ».
Pour ne pas rejoindre Morphée Moustapha a trouvé la bonne solution « j’écoute de la musique, c’est un moyen pour moi de ne pas dormir »
Un autre jeune qui partage avec lui le podium de l’amphithéâtre transformé en dortoir explique : « j’ai beaucoup de chose à faire à la fois et pour le moment( …) je ne suis pas encore prêt à dormir »
« Je suis l’actualité en Cote -d’Ivoire sur twitter, ensuite je ferai un compte rendu de tout ce qui s’est passé durant cette journée » dixit Mandiaye un membre de l’équipe des jeunes avenants venus assurer la couverture médiatique du Barcamp.
Comme dans une boite de nuit, le bruit des claviers d’ordinateur résonne à l’école Mariama Ba.
La « danse » des applications, plateformes, logiciels, occupe la cour de l’école. Ainsi va le barcamp deuxième édition version bynight. Pour une nuit à Gorée le concept de cet événement a été bien compris par les participants.
9 km c’est la distance que parcourent certains habitants du village de Fayil pour pouvoir recharger la batterie de leur téléphone portable. En effet, à cause de l’enclavement de la localité et le manque d’électricité, les Fayilois sont obligés de rallier la ville de Fatick distante de 9km.
Fayil est un village traditionnel situé dans la région de Fatick plus précisément dans la communauté rurale de Diouroup. Il fait parti des plus grands villages du Sénégal et n’a, jusqu’à présent, pas encore vu l’ombre d’un fil électrique
La particularité de ce village repose sur l’architecture de ses cases traditionnelles qui pointent à l’horizon. Dans cette localité les habitants ont fait du téléphone portable leur premier outil de communication. Presque tout le monde en dispose et peu importe si on sait bien le manipuler ou pas. « L’essentiel est de pouvoir appeler et répondre » fait savoir jean, un jeune du village. Même constat pour un paysan qui n’a plus de difficultés à joindre ses petits fils basés dans la Capitale (Dakar). « C’est mon petit fils qui m’a offert ce « Alizé » (comprenez par là un téléphone mobile). Je ne peux pas le manipuler, mais l’importance, pour moi, c’est de pouvoir répondre aux appels. »
Cela pourrait paraitre paradoxale de vouloir utiliser un téléphone portable dans une localité ou l’électricité manque, mais loin de là. « Ici tous les moyens sont bons pour faire fonctionner son appareil mobile, je parcours 9 km pour recharger mon téléphone quand la batterie est vide» explique Clément, un habitué du trajet Fayil-Fatick qui pense qu’il est temps que le village dispose d’infrastructures. « Il est inadmissible à l’heure actuelle de voir un village de plus de 10.000 habitants sans électricité ni route. Nous sommes des citoyens et nous avons droit à l’épanouissement » se lamente le jeune villageois.
Pour les plus nantis c’est la source électrique des panneaux solaires qui est utilisée afin de pouvoir recharger la batterie de son téléphone portable, sinon on se rabat sur la charrette pour le transport jusqu’à Fatick, l’agglomération électrifiée la plus proche.
Peut–être un jour ses villageois sénégalais pourront utiliser la technologie innovante découverte par le blogueur malienFasokan. Cette innovation consiste à recharger la batterie de son portable en la raccordant à la batterie d’une motocyclette.
Et de deux pour les acteurs du secteur des Tic au Sénégal. Après une première édition qui a connu une réussite totale , c’est autour de la seconde édition du Barcampgoree 2010. Ainsi du 04 au 05 décembre prochain, une large communauté de développeurs, étudiants, artistes, journalistes, webmasters, blogueurs, entrepreneurs, chercheurs, représentants d’ONG… va se retrouver à Gorée pour la deuxième édition du Barcamp qui se tiendra précisément à l’école Mariama Ba.
L’objectif de cette rencontre est le partage de connaissances entre participants comme le veut la définition actuelle du Barcamp qui est une « non-conférence où le contenu est fourni par les participants» et ouverte à toutes les personnes passionnées du web ou simplement curieuses de découvrir les possibilités offertes par les nouveaux outils numériques. Cet événement gratuit est organisé par un ensemble d’acteurs bénévoles issus de différentes associations et porteurs de projet au Sénégal. Parmi ces acteurs figurent l’association Avenue Afrique, Dakar Lug, Google User Group et le Réseau des Bloggeurs Sénégalais.
Cette année les participants sont appelés à réfléchir sur le thème Open Africa, c’est-à-dire sur le statut des cultures collaboratives, de l’esprit open source, en Afrique et plus particulièrement au Sénégal.
Abdoul Latif Coulibaly vient d’être déclaré, selon le langage des juristes, atteint et convaincu du délit de diffamation envers Thierno Ousmane Sy et condamné à un mois de prison assorti de sursis avec paiement de la somme de 20 millions de FCFA à titre de dommages-intérêts.
Cette condamnation est désolante, malheureusement elle est devenue la règle, dans tous les cas similaires c’est toujours le journaliste qui est condamné et jamais on ne connaitra la vérité sur le fond de l’affaire.
Question : Est-ce les magistrats du siège chargés de connaitre de l’affaire qui ne s’acquittent pas bien de leur mission ? Ou est-ce les avocats chargés de la défense du journaliste qui ne sont pas à la hauteur ?
De toute évidence, le tribunal ne peut juger qu’en fonction du délit pour lequel il a été saisi.
Dans l’affaire du Directeur de publication de la « Gazette », le tribunal n’a été saisi que du délit de diffamation. En conséquence il ne peut aller plus loin.
La plupart des journalistes font la confusion entre le délit de diffamation qui est personnel, dont le ministère public n’a rien à voir et l’affaire elle-même (corruption des 20 milliards dans l’affaire Sudatel) qui est l’enjeu principal.
Le juge qui est saisi du délit de diffamation ne cherche pas à savoir si la corruption portant sur les 20 milliards existe ou pas. Ce qui l’intéresse n’est rien d’autre que la relation personnelle Latif Coulibaly- Thierno Ousmane Sy.
En d’autres termes le juge pénal se pose la simple question suivante : « l’article de la « Gazette » porte-il atteinte à la considération ou à la dignité de Thierno Ousmane Sy, conseiller en TIC du président de la République ? Et si Latif n’a pas la preuve de ses allégations il est automatiquement condamné.
Pourtant le fait de corruption peut bien exister sans que Latif n’ait les preuves.
Latif Coulibaly avait-il les chances de s’en tirer ?
La réponse est oui ! Si ses avocats avaient poussé leurs recherches ils auraient pu trouver la solution dans le droit pénal spécial traitant de la diffamation.
En quoi faisant ?
« Lorsque le fait imputé est l’objet de poursuites commencées à la requête du ministère public ou d’une plainte de la part du prévenu, il sera, durant l’instruction qui devra avoir lieu, sursis à la poursuite et au jugement du délit de diffamation »
Cela veut simplement dire qu’il aurait suffit avant la tenue du procès en diffamation que, soit le procureur de la république ou Abdoul Latif Coulibaly lui-même eut déposé une plainte au principal contre le ou les auteurs de la corruption ayant entrainé les détournements des 20 milliards de la Sudatel pour que le tribunal saisi de l’affaire en diffamation ordonne le sursis à statuer.
Le sursis à statuer signifie, avant que le tribunal ne se prononce sur le délit de diffamations qui est accessoire, il doit attendre que la juridiction saisie de l’affaire de corruption au principal se prononce définitivement.
On entend par définitivement, un arrêt définitif de la chambre correctionnelle qui peut prendre des années et des années.
Les journalistes qui, à bon droit dénoncent et divulguent les malversations au Sénégal doivent, pour se prémunir contre les procès en diffamation qu’ils perdent toujours, avoir le courage de déposer eux mêmes plainte au principal contre les auteurs de malversations, puisque le ministére public qui devait normalement s’autosaisir refuse de le faire.
L’audience accordée à M. Ouattara par le chef de l’Etat Sénégalais à la suite de la proclamation des résultats du premier tour de la présidentielle ivoirienne est sur toutes les lèvres. En effet, la majeure partie de la population interrogée, estime qu’il s’agit bien d’une ingérence intolérable du Sénégal dans les affaires intérieures de la Côte d’Ivoire, d’autres, par contre, persistent et signent qu’il n’y a pas de quoi fouetter un chat.
« Abdoulaye wade n’a pas le droit de discuter avec Ouattara vue la situation actuelle de ce pays. Il fallait éviter ce genre de rencontre » explique Modou, rencontré au centre ville. Même constat au marché « Tiléne » ou le sujet est déjà au menu des discussions. Astou, la vingtaine, venue faire quelques courses, pense aussi que Wade a cette fâcheuse habitude de s’immiscer dans les affaires des autres. « Je suis vraiment très déçue par le comportement de Wade. Au lieu de s’occuper des affaires de son pays il fourre son nez partout. Je n’arrive vraiment pas à comprendre son attitude, il se met toujours là où il n’a pas sa place. Pourquoi le (Ouattara) recevoir en cette période délicate ? Que vont faire les sénégalais qui vivent en Côte d’Ivoire ? Ils vont encore souffrir comme la dernière fois lorsque Wade avait traité les Ivoiriens de xénophobes» explique la jeune fille.
Cependant, certains étudiants ivoiriens interrogés, réfutent toutes idées d’ingérence du Sénégal dans les affaires de la Côte d’Ivoire. Un jeune étudiant en première année de droit à l’université de Dakar, semble avoir la conscience tranquille à ce sujet : « je ne suis pas trop concentré dans ses histoires politiques, je pense que tout cela n’est que pure politique et j’espère que mes frères et sœur ivoiriens penseront la même chose »
Du coté du gouvernement Sénégalais aussi les réactions n’ont pas tardé : « Le Sénégal prend acte de cette décision souveraine d’un pays frère. La Côte d’Ivoire est un Etat souverain et indépendant qui a le droit de rappeler son ambassadeur quand elle veut » a déclaré le porte-parole du gouvernement Moustapha Guirassy sur sa page Facebook. Le ministre des affaires étrangères a aussi tenu une conférence de presse pour faire appelle à l’apaisement et au dialogue. Madické Niang déclare : « Abdoulaye Wade a le droit de recevoir Ouattara, un camarade de l’international libéral, sans l’accord de Gbagbo ». Seulement, le ministre des affaires étrangères du Sénégal dément l’information selon laquelle, c’est le Sénégal qui a loué l’avion qui a transporté Ouattara. Il a également révélé qu’aucune somme d’argent venant du Président Wade n’a été remise à Alassane Ouattara.
Ça sent mauvais entre le Sénégal et la cote d’ivoire. Au moment ou un incident diplomatique est noté entre les deux pays suite à l’audience accordée à M. Ouattara par le chef de l’Etat Sénégalais, le coordonnateur de la communication à la présidence fait de graves révélations à l’encontre du président Bagdo.
En effet Mamadou Séye accuse Bagbo d’être l’homme qui finance l’opposition et la rébellion en Casamance » Selon lui le Sénégal dispose des preuves. Pour Mamadou Seye, Wade a le droit de recevoir qui il veut. D’ailleurs, explique l’ancien DG du quotidien national le Soleil, Ousmane Tanor Dieng du parti Socialiste (opposition sénégalaise) est sur place en (cote d’ivoire) pour chercher un soutien financier pour les présidentielles de 2012. Il n’y a pas de quoi fouetter un chat poursuit-il.
Ça sent mauvais entre le Sénégal et la cote d’ivoire. Au moment ou un incident diplomatique est noté entre les deux pays suite à l’audience accordée à M. Ouattara par le chef de l’Etat Sé né ga lais, voila que le coordonnateur de la communication à la présidence fait de graves révélations à l’encontre du président Bagdo.
Il fourre son nez partout et se mêle de tout, le président sénégalais. Après avoir déclenché au début des années 2000 une crise diplomatique entre le Sénégal et la Côte d’Ivoire, sur le problème de l’ivoirité, voilà qu’Abdoulaye Wade récidive, en s’immisçant dans les élections ivoiriennes en cours.
« Un aliéné, aux commandes d’un navire, ne le mène jamais à bon port »
La courtoisie et la bienséance requièrent qu’on garde le silence, pour ne pas dire une certaine neutralité dans des circonstances comme celles que traverse la Côte d’Ivoire en ce moment, après dix ans d’instabilité politique couronnée par un dialogue politique fragile. En pleine « tempête » électorale, et suite aux rappels des ambassadeurs dans les deux pays, les ressortissants sénégalais vivant à Abidjan se passeraient volontiers d’un énième incident diplomatique qui mettrait leur vie en danger comme c’était déjà arrivé par le passé. Et cela, Wade n’a pas l’air de s’en soucier.
Si la communauté internationale a salué à juste titre les résultats sortis des urnes ivoiriennes il y a quelques jours, elle ne pourrait toutefois rester aphone devant l’ingérence dont a fait montre le président sénégalais, qui, en lieu et place des Ivoiriens, s’est arrogé le droit de désigner publiquement un candidat, en recevant des leaders et émissaires de l’opposition ivoirienne, d’une façon aussi flagrante qu’intéressée.
Les visites d’Alassane Ouattara et de Jeannot Ahoussou à Dakar, ont bel et bien l’air d’une conspiration. Encore une fois, c’est l’argent du contribuable sénégalais qui sert de monnaie d’échange, étant donné que c’est Wade lui-même qui a affrété un avion. De Nouakchott à Abidjan en passant par Conakry, Paris et Washington, Wade multiplie les incidents diplomatiques et se crée des ennemis, inutilement. Pourvu que Gbagbo, qui n’a pas manqué de prétexte pour reporter l’organisation des élections, ne profite pas de cette occasion pour saboter le processus électoral en cours, tout bonnement, replongeant de fait le pays dans l’instabilité.
Récemment, Wade était accusé de financer les rebelles ivoiriens auxquels il aurait attribué des passeports diplomatiques. Aujourd’hui, le président sénégalais court le risque de se voir accuser de financer la campagne électorale de Ouattara. Et comme dit l’adage, lorsqu’on est accusé d’anthropophage, on doit éviter à tout prix de se retrouver en public, tenant dans ses mains des ossements de nouveau-né.